EXPERTISES PERTINENTES

Dans le cadre de ses différentes interventions, INNOVAGRO consultants inc. a développé et mis au point des méthodes et des outils originaux d’aide à la caractérisation, à la gestion et à la planification.

Évaluation des externalités des activités agricoles et agroalimentaires basée sur les travaux de J.N. Pretty et al de l’Université de l’Essex (Grande Bretagne). Cette méthode permet de chiffrer monétairement les externalités des activités agricoles en termes d’impacts sur la qualité de l’air, la qualité des sols, la qualité de l’eau, la biodiversité et la santé humaine. Elle permet également de quantifier les économies réalisables sur ces différents points, économies généralement au bénéfice de la communauté, dans le cadre d’approches de production et/ou de transformation non conventionnelles.

Les activités des entreprises engendrent des coûts externes. Les coûts externes environnementaux représentent les coûts associés aux effets des activités de l’entreprise sur l’environnement et la santé, mais qui ne sont pas inclus dans le coût des produits ou des services. Ces coûts sont supportés, directement ou indirectement, par l’ensemble de la communauté. C’est le cas, par exemple, des coûts liés à l’impact des pluies acides sur les bâtiments ou les lacs, provenant de l’émission de dioxyde de soufre (SO2), ou à l’impact des changements climatiques dus à l’usage de combustibles fossiles. La plupart des activités des entreprises affectent l’environnement, soit en utilisant des ressources naturelles comme intrants, soit en utilisant l’environnement comme milieu récepteur des polluants générés. Les coûts de ces utilisations de l’environnement sont appelés « externalités » parce que ce sont des coûts marginaux de l’activité économique et que ces coûts marginaux ne sont jamais inclus dans les prix payés par les entreprises ou les consommateurs, mais qui par ailleurs les assument via l’État lorsque celui-ci doit remédier à la situation. Quand de telles externalités ne sont pas inclues dans les prix, cela crée une distorsion du marché en encourageant des activités coûteuses pour la communauté alors que les bénéfices privés sont substantiels.

Les travaux de J.N. Pretty et al (1999) – « An assessment of the total external costs of UK agriculture » – Agricultural systems 65 (2), 113-136) fournit des éléments précis pour chiffrer ces externalités. Cette étude chiffre, entre autres, les coûts des impacts environnementaux de l’émission d’une tonne de chacun des trois composants principaux des gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O). Ces coûts concernent les impacts sur les changements climatiques, la santé, les maladies parasitaires, l’augmentation du niveau des mers, la biodiversité, la disponibilité en eau, ainsi que l’occurrence de tempêtes, inondations et autres accidents climatiques.

INNOVAGRO consultants utilise fréquemment cette approche avec les grands générateurs industriels de gaz à effet de serre afin de leur démontrer l’ampleur économique des impacts positifs au bénéfice de la communauté d’une démarche de valorisation de leurs rejets thermiques.

Planification stratégique et priorisation d’interventions à l’aide d’une méthode dérivée de l’Audit de Procédé Simplifié (APS) mis au point par Environnement Canada. L’adaptation de l’APS réalisée par INNOVAGRO consultants inc. permet d’utiliser cet outil, initialement conçu pour l’entreprise, pour mettre sur pieds des schémas directeurs de développement et une priorisation des actions et des projets à une échelle macroéconomique (secteur, région, pays). INNOVAGRO consultants a appliqué cette méthode originale au Tchad dans le cadre du schéma directeur national de développement de la pêche et de l’aquaculture (2001-2002), à Fort Dauphin (Madagascar) dans le cadre d’un schéma directeur communautaire de développement de la pêche artisanale (2004) et au Burkina Faso dans le cadre de deux schémas directeurs régionaux de développement de la pêche et de l’aquaculture (Sourou et Comoe) en 2007.

Le personnel politique et les bailleurs de fonds apprécient grandement cette approche car elle permet de mettre en place une priorisation d’interventions (ex : projets sectoriels) fondée sur des données quantifiables et quantifiées : niveau d’investissement, niveau de difficulté technologique, niveau d’acceptabilité sociale et d’appropriation par les communautés concernées. A l’image des interventions en entreprises guidées par l’Audit de Procédé Simplifié, la méthode développée par INNOVAGRO consultants priorise d’abord, au niveau d’un état, d’une région ou d’une communauté), les interventions les moins coûteuses et les moins complexes qui répondent adéquatement à une demande sociale clairement exprimée en produisant des effets positifs à court terme. Les bénéfices générés sont réinvestis dans des interventions nécessitant des investissements plus élevés et avec des niveaux de difficultés technologiques plus élevés mais l’acceptabilité sociale et l’appropriation par les communautés sont déjà acquises.